La prévente pour Ces machines que nous devenons a été lancée jeudi dernier. Au moment où j’écris ce billet, mon éditeur a augmenté l’objectif trois fois, car la réponse des passionné⋅e⋅s de l’imaginaire dépassait à chaque coup nos attentes. Je suis stupéfiée par un tel engouement. Je vous remercie du plus profond de mon cœur. Votre intérêt renouvelé pour mes histoires alimente ma motivation à continuer d’en écrire.
Vous avez été plusieurs à me demander combien de temps j’ai passé sur ce roman. C’est une question assez difficile à répondre, parce qu’avec l’écriture à temps partiel, plus les deux autres projets que j’ai publiés en cours de route, je n’ai pas toujours travaillé en continu sur le «projet Ténèbres».
L’idée de base pour Ces machines que nous devenons est apparue il y a une vingtaine d’années, à l’époque où j’étudiais en soudage-montage. J’ai essayé à plusieurs reprises d’en faire une nouvelle, mais je n’arrivais jamais à conclure l’histoire. Plusieurs années plus tard, je me suis mise à accumuler les sources d’inspiration ainsi que des frustrations par rapport à la société. Vers 2013, il y a eu comme un trop plein. Fallait que ça sorte.
Pendant que je passais des heures sur le pilote automatique à ouvrir et refermer la porte d’une machine, les premières lignes ont commencé à s’écrire dans ma tête, s’entremêlant avec cette idée qui me hantait depuis une décennie. Quand je me suis décidée à les coucher sur papier, les mots se sont déversés comme un torrent et j’ai réalisé alors que ça ne serait pas une nouvelle. Je sentais que j’avais enfin le bon angle pour aborder l’idée d’origine.

J’ai rangé ce début d’histoire dans un cartable et j’ai passé les années suivantes à cumuler les notes et les idées. Ce n’est qu’à l’automne 2016 que je me suis lancée d’une traite dans l’écriture du premier jet. À ce stade, il s’agissait d’une novella d’environ 30 000 mots. L’histoire se déroulait dans un univers de fantasy et se terminait sur une fin plutôt pessimiste.
C’est seulement après la publication du Berger des loups que je me suis permise de reprendre le travail sur ce «projet Ténèbres». Deux ans de réécriture et de révision ont été nécessaires avant de le soumettre à des éditeurs. Puis un an d’attente pendant lequel j’en ai profité pour publier À l’aube des géants.
Et presque trois ans d’édition plus tard, il est enfin prêt à se retrouver entre vos mains. Il sera disponible en librairie le 19 mars, mais vous pouvez déjà le précommander sur le site de mon éditeur. La prévente lui permet d’amortir une partie des frais de publication qui sont beaucoup plus élevés qu’en auto-édition.
Alors pour ceuzes qui se posaient la question, c’était la version courte d’une réponse qui a pris des années et des centaines d’heures à forger. Pour en savoir plus sur le roman, vous pouvez jeter un œil ici.
Encore une fois, merci. Je ne le dirai jamais assez. Merci de suivre mon travail. Merci de m’accompagner dans mes folies. Merci pour votre confiance. Merci de continuer à faire vivre mes histoires…