Les rêves et les moyens

J’ai passé les deux dernières semaines en isolement volontaire. Deux semaines de retraite d’écriture. Deux semaines réfugiée sur mon île mentale au cœur des eaux chaotiques.

Ce n’est pas la première fois que je vous le dis : je n’ai jamais eu l’intention de publier souvent ici. Écrire des histoires à temps partiel, ça peut être long, alors je ne vois pas l’intérêt pour vous de recevoir de mes nouvelles sur une base régulière (mais si ça vous intéresse pour vrai, j’en suis très flattée, vous pouvez toujours aller jeter un coup d’œil du côté de mon compte Instagram).

Sauf que là, je l’avoue, je l’ai échappé un peu. En début d’année, j’avais prévu partager un article pour vous parler de mes habitudes d’écriture et faire une mise à jour sur mon projet de roman en cours. C’est à ce moment que Covid a débarqué. Et d’un coup, mes idées semblaient bien futiles.

Si je me rattrape aujourd’hui, c’est parce que je viens de terminer un camp d’écriture présenté par les éditions Luzerne Rousse. J’ai passé les deux dernières semaines à m’outiller pour créer de meilleures histoires, mais aussi à me ressourcer au bord du lac Témiscouata.

Mais commençons par le début. Avant que toute cette pagaille nous tombe sur la tête, je venais de rejoindre la dynamique équipe du blogue Filles de joual. J’étais dans les derniers miles de la révision de mon roman et je pensais prendre une semaine de congé pour une retraite d’écriture… Et là, BAM! Comme plusieurs d’entre vous, je me suis retrouvée en congé obligatoire prolongé. Il faut faire attention à ce que l’on souhaite, qu’ils disent…

J’ai donc participé au camp Nanowrimo du mois d’avril avec pour objectif de terminer la révision et la correction de mon roman. Après deux ans à réécrire/réviser/corriger mon manuscrit, j’ai enfin pu le lancer dans l’univers ce printemps. Je dis «dans l’univers», car le processus de soumission de manuscrit peut parfois être très long et on ne sait jamais ce qui va en ressortir. En ce qui me concerne, c’est l’aspect le plus stressant du métier d’auteure.

Comme je ne pouvais pas passer ces longs mois d’attente à me morfondre, je devais penser à un nouveau projet. J’aimerais beaucoup participer au Nanowrimo cette année (pour ceuzes qui ne connaissent pas, c’est un défi qui se déroule en novembre et dont l’objectif est d’écrire un premier jet de 50 000 mots!). J’ai commencé à rédiger des micronouvelles question de garder la main. J’ai entre autres participé au challenge créatif de la Rumeur du Loup en m’inspirant de la magnifique illustration de Laura-Lou Fortin pour écrire une histoire de banshee.

Le retour au travail a été très difficile. J’étais heureuse de retrouver un semblant de normalité, mais la fatigue prenait le dessus et la routine d’écriture, elle, commençait à prendre le bord. C’est le retour au travail le plus rushant de ma carrière et la fermeture de la shop pour les deux semaines de la construction était plus que bienvenue. Cette année, pas de vacances pour moi. Grâce au camp de jour de Luzerne Rousse, je me suis lancée dans deux semaines de retraite d’écriture intensive.

Pour les besoins de la cause, j’ai commencé à bâtir l’univers de mon prochain roman et j’ai aussi travaillé sur une nouvelle/novella fantastique. Chaque jour, nos « moniteurs » nous envoyaient un atelier en vidéo avec des exercices à mettre en application. J’ai adoré les sessions zoom en groupe et le coaching individuel. L’approche de Luzerne Rousse est différente de ce à quoi je suis habituée de trouver dans les guides ou les vidéos qui offrent des conseils d’écriture. Ils nous ouvrent des portes et nous laissent les explorer. Au final, je me suis retrouvée avec plusieurs pistes intéressantes qui donnent une nouvelle dimension à mes histoires.

Le plus important dans cette retraite, c’est que j’ai pris deux semaines entièrement pour moi. Je me suis fait cadeau de ces deux semaines. J’ai complètement décroché de la réalité, des responsabilités, de toutes les crises mondiales. J’avais l’impression d’être ado à nouveau, mais avec le vécu d’une fille de trente-cinq ans. Les rêves et les moyens. Je tiens à remercier mes proches qui ont été compréhensifs face à cette idée de ne pas profiter de mes vacances pour passer du temps avec eux.

Aujourd’hui, je retourne dans la réalité. Mieux outillée pour écrire, mieux outillée pour accomplir mes rêves. J’espère que vous pourrez lire mes textes dans un avenir pas trop lointain. En attendant, vous pouvez toujours aller jeter un œil sur La Banshee, si ce n’est pas déjà fait. Merci de me suivre, même dans les moments où je me terre dans mon antre de création…

 

2 commentaires sur « Les rêves et les moyens »

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