
Ça fait trop longtemps que je n’ai pas écrit quoi que ce soit. Même pas quelques mots pour vous donner des nouvelles, ici ou sur les réseaux sociaux. Je profite d’un arrêt à l’Amarante et de la vue sur mon lac préféré pour réapprivoiser les touches de mon clavier. Si le geste mécanique me semble inné, le réflexe de m’asseoir pour écrire a disparu au cours des derniers mois.
Mais aujourd’hui, c’est le solstice et les rituels sont toujours aussi importants pour moi. Écrire, boire un breuvage chaud, être proche de la nature. Comme chaque année, les vacances des fêtes arrivent après beaucoup d’impatience et de fatigue, malgré toutes les précautions que j’ai prises cette fois pour ralentir sur les derniers miles.
En 2024, j’avais passé une soixantaine d’heures de présence dans les événements alors que cette année, j’ai frisé les 110 heures. Je retire beaucoup de bons souvenirs de tous ces événements. La dimension humaine m’a beaucoup touché, avec ses bons côtés comme les moins beaux. Alors voici quelques points qui ont marqué cette année exceptionnelle.
À l’hiver-printemps, j’ai eu la chance d’offrir des ateliers d’écriture pour les 50 ans et plus à la bibliothèque Françoise-Bédard. Allô, syndrome de l’imposteur! Je suis extrêmement reconnaissante envers Sylvie et Nadia de m’avoir offert cette opportunité. Cette expérience a été aussi formatrice pour moi que pour les participant.e.s. Ceuzes-ci m’ont d’ailleurs choyée avec leur attention et leur confiance et je ne garde qu’un bon souvenir des échanges que nous avons eus.
Aussi au printemps, avant le salon du livre de Québec, un petit arrêt à La Pocatière pour une rencontre avec des participant.e.s de l’ABC des Portages. Je me sens privilégiée d’avoir pu échanger sur l’écriture avec ces personnes inspirantes.
Cette année, le Congrès Boréal annonçait «Vertiges» comme thème. Des vertiges, j’en ai eu mon lot lors de cette édition du congrès. À commencer par le fait de figurer parmi les invité.e.s. Je n’en reviens pas encore. J’ai aussi perdu mon lift pour le retour et j’ai été émue de voir les gens se mobiliser pour m’aider à trouver une alternative. Je tiens à dire un énorme merci à Alain et au comité d’organisation pour m’avoir permis de vivre ça. Boréal est un événement qui me sera toujours cher. J’ai énormément de respect pour le travail passionné et acharné que les gens mettent là-dedans. J’ai tenté d’écrire un billet de blogue que je n’ai jamais publié car c’est à ce moment que la fatigue s’est insinuée dans mon quotidien.
J’étais sur une belle lancée dans la réécriture de Pirates d’eau douce. Je tenais une cadence folle d’écrire à tous les jours pendant presque deux mois. J’étais motivée par la fin proche de cette V2. Au final, c’est un pépin anodin, une crevaison alors que je partais pour le ComicCon de Québec, qui m’a obligée à lâcher prise.
Je n’ai plus écrit depuis. Je me suis contentée de me présenter dans les événements qui étaient à mon agenda, en annonçant au minimum mes présences sur les réseaux sociaux. En essayant de griffonner dans mes cahiers par-ci par-là. Je me suis tournée vers la course à pied pour évacuer le stress. J’ai accumulé les kilomètres comme jamais depuis 2020. Ça faisait du bien, mais en même temps, ça faisait drôle de remplacer l’écriture par une autre soupape d’évacuation. C’est bien, ça fait un outil de plus à mon coffre.
Ça me faisait quand même chier de pas avoir terminé ma V2 alors que j’étais si proche de la fin. Mais ça été nécessaire. Avec la fatigue, les divers événements ont fini par drainer ma jauge à interactions sociales. La joie que les rencontres et les échanges m’apportaient ne faisait plus le poids contre certains commentaires malveillants que j’ai entendus au cours des événements. J’en ferai peut-être un billet plus détaillé, quand j’aurai rechargé mes batteries.
Depuis début décembre, je fais le strict minimum dans tout, au travail comme à la maison. J’ai réussi à me rendre aux vacances sans être brûlée, mais c’est passé à pas grand-chose. Je gérais la fatigue, mais sans laisser de place pour les imprévus. Et des imprévus, il y en a eu.
Bref ce fut une belle année de hauts et de bas. Pour 2026, je veux ralentir, pour de vrai. Je vais réduire les événements au minimum afin de me consacrer à mes projets. Je vais à nouveau donner des ateliers à la bibliothèque Françoise-Bédard. Surveillez leur programmation à venir pour plus de détails. Pour ce qui est des événements, je vais les choisir avec parcimonie. Je sais déjà qu’il n’y aura pas de Salon du livre. J’irai certainement faire un tour au RAB et à Boréal, mais pour le reste, ça reste à voir.
2026 sera aussi l’année où je délaisse les réseaux sociaux. Je continuerai de faire des vlogs et j’écrirai plus souvent ici pour vous donner des nouvelles. Je mettrai également mes photos dans mes billets au lieu de les poster sur Instagram. Les RS ne seront utilisés que pour le minimum, soit partager les billets de blogues et annoncer mes présences aux événements. Si vous ne voulez rien manquer, je vous conseille de vous abonner à ce blogue via un lecteur de feed comme Feeder ou Feedly.






D’habitude, je n’aime pas trop faire des bilans de fin d’année. Et celui-ci a été quand même long. Mais je devais remédier à mon silence des derniers mois. Faire une mise à jour avant de passer à la suite. Le temps des fêtes sera un moment de reset. Un moment où je vais courir, aller me perdre dans le bois et réapprivoiser le réflexe d’écriture. Je vous souhaite d’en faire autant et de prendre le temps de faire ce qui vous plaît, ce qui fait du bien à votre cœur et à votre âme. Si 2025 a été tough avec vous, je vous souhaite sincèrement du meilleur pour 2026.
Je terminerai en vous disant merci. À vous qui suivez mes aventures, qui me lisez, qui passez me voir dans les salons. Je ne serai jamais assez reconnaissante envers toutes les merveilleuses personnes qui ont partagé des moments avec moi. À Jonathan et Julie, à Sandrine, à Stéphanie et Marius, à Marie-Claire, à Amélie et la gang du RAB, à ma famille, à mes amies, à mon chum, je vous remercie du fond du cœur d’avoir été là.
C’est touchant comme article, je te souhaite beaucoup de douceur pour la prochaine année 🫶🫶 … pour respecter ton abandon des réseaux, je commente ton article… chose que je n’ai pas dû faire depuis au moins 10 ans!!
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Merci Kate! Je me doute que je vais rejoindre moins de monde mais ça ne me dérange pas trop. Les gens qui se donnent la peine de s’abonner et de commenter ici sont ceux qui sont vraiment intéressé.e.s par ce que j’ai à dire. Merci de me suivre dans l’aventure!
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