Le temps qui passe (trop vite)

Quand on est auteur·trice, le temps devient une notion élastique. On met des centaines d’heures sur un projet, pourtant les jours s’écoulent à une vitesse angoissante. Le chemin est long, s’étire bien plus que ce à quoi on s’attendait au départ. C’est parfois décourageant, parfois satisfaisant. Les fameuses montagnes russes. L’important, c’est de ne pas péter l’élastique.

J’ai omis de publier un billet ici en janvier. En vrai, je n’ai pas vu passer le temps depuis le début de l’année. Janvier, c’est l’heure des bilans annuels. Même si je me prête à l’exercice de rétrospection à l’occasion, j’évite de le faire au Nouvel An comme la plupart des gens. Revenir en arrière à ce moment de l’année ou à mon anniversaire me rend inconfortable. Les dates fixes me font prendre conscience que les heures et les jours sont devenus des années en un clin d’œil. Pourtant, j’ai adoré lire les bilans de mes confroeurs auteurices. Je trouve ça inspirant de suivre leurs accomplissements.

Des projets…

En janvier, j’ai pratiqué le cocooning extrême. Mais je n’ai pas cessé de travailler pour autant. Sept-quatre à la shop, les cours à distance et bien entendu, quelques heures par semaine sur mon projet Ténèbres. Il s’étire ce projet-là. Je regarde en arrière le chemin parcouru et je me demande quand est-ce que je pourrai enfin le lancer dans l’univers. J’ai terminé un passage dans Antidote avant de le renvoyer à mon éditeur. Et comme toujours lorsqu’on envoie un manuscrit, vient l’attente. Encore du temps qui passe.

Mais ça tombe bien, car j’étais rendue à un point où je n’étais plus capable de voir mon texte. Le plaisir quand on est auteure, c’est que pleins de projets patientent dans la file d’attente. Des histoires courtes, de longs romans, des billets pour le blogue… Cette fois-ci, je me suis plongée immédiatement dans la bêta-lecture d’un manuscrit pour une amie. Ça faisait déjà quelques mois qu’elle me l’avait envoyé, mais le projet Ténèbres accaparait tout mon temps…

Je réalise que la bêta-lecture m’apporte beaucoup en tant qu’auteure. Ça forme mon esprit critique et me permet aussi de détecter des erreurs que je fais moi-même et dont je ne m’étais pas aperçue en lisant mes textes. Je pense que je devrais prendre la résolution de faire une bêta-lecture par année.

En passant, si vous êtes éditeur·trice de romans fantastiques pour ados, celui de mon amie a un excellent potentiel de publication. Je peux vous mettre en contact si ça vous intéresse.

…Et des nouvelles habitudes

Maintenant que j’ai terminé de lire et commenter le manuscrit de mon amie, je profite d’un après-midi à la bibliothèque pour vous donner quelques nouvelles. Avec les cours à distance, j’ai renoncé à ma routine d’écriture du matin. Je préfère planifier de longues séances à l’extérieur de la maison et grappiller quelques quinze minutes çà et là sur le coin de mon bureau. Depuis sa réouverture en décembre, j’ai pris goût à venir travailler à la biblio régulièrement. Ces périodes sont très productives et me permettent de bouquiner en même temps. L’endroit est accueillant, super inspirant et offre plein d’espaces de travail. En plus, c’est gratuit, contrairement aux séances d’écriture au café ou à la microbrasserie.

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Il y a aussi un médialab que j’aimerais bien utiliser pour monter des vidéos. J’ai eu beaucoup de plaisir à enregistrer le petit vlog pour le Salon du livre de Rimouski et je voudrais vous en refaire d’autres comme ça. Je pourrais alterner le contenu du blogue entre billets et vlogs. Qu’est-ce que vous en pensez?

Sauf que mon ordinateur ne supporte pas le logiciel de montage. Pour assembler mes vidéos, je dois réquisitionner celui de mon chum qui est quand même très lent (l’ordi est lent, pas mon chum 😄). Par contre, le médialab de la bibliothèque met à notre disposition des équipements pour tourner des vidéos ainsi que plusieurs logiciels installés sur des ordis performants. C’est peut-être une idée qui va se concrétiser dans les prochains mois…

Finalement, j’avais encore plein de trucs à vous dire. Je m’étire toujours et ça passe vite. Comme le temps. Je m’arrête donc là pour ajourd’hui et vous reviendrai vers avril ou mai. En attendant, prenez soin de vous autres.

Un avis sur « Le temps qui passe (trop vite) »

  1. Tu nous donnes vraiment envie d’aller flanner à cette bibliothèque et t’as piquer notre curiosité pour ton projet tenebre ! Je suis certaine que l’attente en vaudra la peine. A tres bientot 😊

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