Il est paradoxal que j’écrive ce premier billet alors que j’ai décidé d’arrêter de perdre mon temps sur Facebook. Je sais, je remplace un bouffe-temps par un autre…
V’là plusieurs années, j’avais justement arrêté de bloguer pour pouvoir me consacrer à l’écriture de fiction. C’est pourquoi je n’ai pas l’intention d’alimenter ce blogue sur une base régulière. Je voulais seulement créer un endroit où trouver facilement les informations à propos de mes publications.
En ce qui concerne le géant social, je n’ai pas ressenti le besoin de m’en éloigner. Ça ne nuisait pas à ma vie. Mais Facebook a fini par se fourrer dans son algorithme! Pis moi, j’ai fait une écœurantite.
Écœurée des concours, des fausses nouvelles, de la haine. J’avais l’impression de donner mon temps gratis à Zuckerberg pour qu’il se remplisse les poches sur mon dos. J’ai dit: J’tannée. J’ai fait déconnexion.
C’était à la fin janvier. Depuis, je profite de ce surplus de temps pour écrire et préparer le lancement de mon roman. Ceux qui suivent la page du Berger des loups ont peut-être remarqué (ou pas) mon silence. J’ai juste envie de mettre mon énergie ailleurs. Pour l’écriture par exemple.
Mais aujourd’hui, être écrivain c’est aussi rejoindre son lectorat sur les réseaux sociaux. C’est d’autan plus vrai quand tu publies à compte d’auteur et que tu dois t’occuper toi-même de la promotion. Je n’aspire pas à sortir un best-seller, sauf que j’ai cinq boîtes de livres qui prennent de la place dans mon couloir et il faut qu’elles débarrassent éventuellement.
Pourtant les réseaux sociaux ne sont pas magiques. Plusieurs auteurs vous le diront: pour réussir à se bâtir un lectorat, il faut beaucoup d’énergie. Du temps et parfois de l’argent. Sans compter que ces heures perdues, je ne les passe pas à faire ce que j’aime réellement: lire et écrire.
J’espère pouvoir trouver un équilibre dans tout ça. Je ne voudrais pas gaspiller mes précieuses ressources en vain. Tout ce que je désire au fond, c’est de vous partager mes histoires pendant longtemps…